16 mai 2008
La joyeuse compagnie !!!
Epilepsie, et pis les psy...Part III
Embrasse-moi, Françoise !
C'est mignon quand c'est petit, ça devrait pas grandir !
Et ben si, ça grandit, ça fait des progrès énormes, à une vitesse folle, ça apprend des trucs tous les jours, ça imite, ça aime inconditionnellement ceux qui entourent et un jour, ça les embrasse. Hé oui !!! Et 9 fois sur 10, ça embrasse où, je vous le demande ? Ben ça embrasse sur la bouche !!! Un petit bec' tout léger comme un papillon ou un gros poutou de limace qui a dérapé dans du gros sel; parfumé à rien, ou au chocolat et aux épinards ou encore à la morve toute fraîche, qu'importe ! Il est posé avec amour et innocence, pas de doute là-dessus ! Et il est naturellement posé sur la partie du corps qu'il a vu tant de fois lui en offrir : la bouche. Logique imparable de nos tous petits. C'est la bouche qui donne, c'est donc la bouche qui reçoit ! Simple comme la rosée sur les feuilles un matin d'été. Et pourtant...
Pourtant...
Encore une fois, il y a une grosse maligne qui a cru bon de FLB sur cet aspect de la vie de chaque enfant, de chaque parent.
Françoise, tu as fait de bonnes choses avec les enfants et leurs parents quand ils étaient en grande difficulté, je n'en doute pas. Mais dès lors qu'il s'agissait d'aborder le quotidien dans ce qu'il a de plus sain et simple, tu as fait de belles boulettes, force est de le reconnaître :-S.
J'en avais un peu causé par là d'ailleurs et aujourd'hui, j'en rajoute une couche après avoir lu sur la toile des propos de parents sur la question du bisou. Propos d'une incroyable rigidité pour certains, transpirant le refoulement de pulsions inavouables pour d'autres. Bref, c'était pas jobard...Je n'ai pas fait le troll. En effet, je ne trouve aucun intérêt à emmerder mon prochain, surtout quand il est doté d'une pointe de psycho rigidité. C'est la discussion stérile assurée. Je n'aime pas ça. Alors, je garde mon quant-à-soi et je m'en vais méditer la question ailleurs, l'idéal étant de le faire là où il n'y aura pas trop de rigidité alentour. Là où l'échange aura lieu dans le respect de l'avis de l'autre quel qu'il soit. Alors, je m'en vais le faire ici, parce que mes lecteurs sont des gens bons. Hein les gens vous êtes bons ?
Alors, voilà ce qu'à dit, en substance, la Françoise, concernant les baisers échangés avec nos loupiots :
Est-ce bien d'embrasser ses enfants sur la bouche ? (un bécot, hein, pas un baiser profond...) Françoise Dolto est catégorique : "on n'embrasse pas ses enfants sur la bouche. Très tôt, l'enfant perçoit l'érotisme menaçant du geste. Une esquisse d'intimité amoureuse qui est une intrusion. Des petits bisous sur la joue feront amplement l'affaire. Lorsque le père baise le front de son enfant, ce sont ses pensées qu'il honore et qu'il aime."
Érotisme menaçant, intimité amoureuse...Ben c'est les Russes qui doivent être contents de lire des trucs pareils !!! Tous des tordus par là-bas hein, tous de dangereux pervers !
Et voilà la théorie de Françoise qui se révèle bien poreuse si on regarde les choses sous un angle différent du sien...
Soyons sérieux. Un jour donc, votre petitou vient vers vous et vous gratifie de son premier bécot...sur la bouche. Celui qui aura tout lu Dolto lui dira non, il ne faut pas m'embrasser sur la bouche. Ah ? Et pourquoi ? Et là, quoi qu'il réponde, cela aura un effet pernicieux. Pour la simple et bonne raison que le geste posé par l'enfant sera 1) motivé par l'amour, la tendresse, 2) empreint de la plus pure innocence (penser le contraire revient à attribuer à un enfant d'à peine un an -c'est l'âge moyen du 1° bisou- des fantasmes, des pensées érotiques, une identité sexuelle d'adulte, ce qui est absurde. Si on ne peut nier la sexualité des tous petits, on ne peut décemment la comparer à celle des adultes hein) Dès lors, l'enfant, si jeune soit-il aura de la peine à comprendre en quoi un geste mû pas l'amour et fait en toute innocence est interdit...Et voilà le doute qui s'insinue sournoisement dans la simplicité même. Bravo ! Voilà un enfant tout frais sortit de l'oeuf se sentant coupable d'avoir commis par amour un acte absolument interdit car hautement et honteusement érotique...
Six enfants partagent notre vie. Ils ont de 14,5 ans à 18 mois. Tous nous ont et nous embrassé(ent) sur la bouche. Pour dire bonjour, bonne nuit et pour le rien trouvant sa source dans la tendresse la plus saine. On ne leur a jamais dit "non, ça ne se fait pas". Jamais. On a toujours reçu ce don d'amour et de tendresse avec toute l'innocence dont il est empreint et laissé le temps, le bon sens, l'instinct et les hormones faire leur travail. L'instinct, quand on lui laisse faire ce qui lui incombe, fait bien les choses. Et c'est assez épatant de constater que les loulous commencent à donner leurs bisous sur la commissure des lèvres pile poil quand les hormones sexuelles viennent les titiller et, finalement, qu'ils embrassent sur la joue quand l'affaire des hormones est clairement établie. Rien n'a été dit, tout s'est passé dans l'évidence et la simplicité la plus élémentaire.
Les enfants, il n'en faut point douter, sont pleins de sagesse alliée à la plus pure innocence. Le mieux, en la matière, est de les suivre. Les yeux fermés. Et les laisser témoigner leur affection comme ils le sentent, puis leur faire confiance pour trouver et poser leurs propres limites qui se définiront au fur et à mesure de leur évolution intérieure personnelle.
Le bisou sur la bouche entre les parents et leurs enfants érotique ? La bonne blague ! Il n'y a guère que des adultes qui devraient un peu se pencher du côté de ce qu'ils refoulent pour penser de cette manière...
Pour finir, âmes sensibles s'abstenir, voici un florilège de photos à l'érotisme insoutenable (attation, une intruse se cache parmi elles, saurez-vous la trouver ?)
L'essentiel dans ce genre d'histoire, c'est de suivre son coeur, alors fi des troubles paix passés maîtres dans l'art de compliquer ce qui est simple !
Faites pour le mieux en votre âme et conscience avec vos trésors, sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez (et où vous voudrez pourvu qu'il soit d'accord ;oD !)
12 mai 2008
Fleur de placenta
Leur maison est vieille. Vraiment très vieille. La première date qui apparaît dans les bouquins racontant l'histoire de la ville où elle a poussé est 1560, et ce n'est pas la date de construction. À partir de cette date, elle a servi d'école de curé tout en servant de lieu d'habitation au chantre et à l'organiste. On y faisait aussi le pain. Ensuite elle est devenue une synagogue jusqu'à la deuxième guerre mondiale.
Puis un jour, la vieille dame qui y habitait a décidé qu'elle était trop grande pour elle et qu'il valait mieux la vendre. Comme elle n'a pas pu avoir d'enfants et que c'était son grand regret, elle a choisi de la céder à un petit couple déjà parents d'un bébé fille à l'oeil pétillant. En souhaitant qu'il leur en viendrait d'autres, son rêve étant d'imaginer sa maison remplie des rires d'une innombrable marmaille.
Exhaussée ! Jeanne a été plus qu'exhaussée !
Non seulement il y a aujourd'hui des drôles à tous les étages mais en plus, en plus, à la salle de bain au premier, il y en a une qui a choisi de montrer le bout de son nez pour arpenter le vaste monde. C'était un soir de sainte Catherine, le jour où tout arbre prend racine.
La bonne période pour en planter un pour la petite Loan. La belle aura un Camélia dans une vasque bleu roi. Et le camélia sera nourri de son placenta.
Voici déjà deux printemps que l'arbuste embelli la petite cour intérieure de la vieille maison au passé si riche. Deux printemps où l'on regarde avec amour les fleurs de placenta éclore comme Loan est née. En toute simplicité !
08 mai 2008
Et vous, quelle est votre phrase ???
GARDE À VOUS !!! Journée bien remplie. Poil aux fesses chez la frangine. Journée passée dehors à causer, cavaler avec les loupiots et peindre là tudesuite maintenant une toile pour sa cadette. Rentrer très très tard dans l'après-midi. S'entendre dire sur le trajet du retour qu'elle a oublié l'APN là-bas, qu'elle a décidément plus rien dans le citron toussa. Se dire que c'est pas tout à fait faux. De retour au bercail, coup de bourre. Aider Joséphine aux devoirs, ranger tout ce qu'ils avaient amené chez leurs hôtes, trouver l'APN dans le sac à couches des petits mais pas l'écharpe de portage. Zut ! Là, c'est embêtant, elle va devoir y retourner pour la récupérer. Trop important. Mettre en route le repas et foncer vers la salle de bain pour un récurage en règle de 4 sotrés aux genoux et aux pieds tout verts. Se rendre compte que l'écharpe de portage est consciencieusement nouée autour d'elle avec une petite fille toute frisée dedans...Plus rien dans le citron, c'est vrai ! Alors elle va laisser filer cette note sur un ton résolument récréatif, pour aujourd'hui, le sérieux, c'est trop demander ! ROMPEZ !!!
C'est à vous !
Vous êtes du mois de ?
Ma phrase est : j'ai lavé Goldorak pour le bien de l'humanité !!!
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04 mai 2008
Avant, c'était mieux ?
Ayé ! Les vides grenier fleurissent comme les points noirs sur le nez d'un ado. Et l'autre jour, y'en avait un sur sa route alors elle s'y est arrêtée. Et sur une vieille table qui avait connu des jours meilleurs trônaient quelques brochures défraîchies. Elle est attirée par quelques titres aguicheurs.
Elle feuillette, puis lit avec grande attention la description, détaillée à outrance, du crétin par le docteur Collineau en 1888. Savoureux.
Ensuite, elle se jettera sur la lettre de satan aux francs-maçons suivie d'une réponse à satan. Instructif.
Elle se délectera d'un sermon, écrit en vieux français, du père Barnabas dont le thème n'est autre que la description de six espèces de pets et l'éloge du savoir bien péter en société. Hilarant et instructif. Si, si, instructif. Maintenant si on lui dit "Spiracula Culi foetida & iterata juvant Ventrem"* elle saura tout de suite de quoi il retourne et s'éloignera bien vite de la personne tenant un tel langage !
Et pour finir, elle restera toute éboursifflée devant ce petit guide à l'usage de l'épouse modèle datant de 1955. Elle a pas trop su si il lui fallait rire ou pleurer...
FAITES EN SORTE QUE LE SOUPER SOIT PRÊT :
Préparez les choses à l'avance, le soir précédent s'il le faut, afin qu'un délicieux repas l'attende à son retour du travail. C'est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu ils rentrent à la maison et la perspective d'un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d'un accueil.
SOYEZ PRÊTE :
Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue lorsqu'il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d'être égayée et c'est un de vos devoirs de faire en sorte quelle le soit.
RANGEZ LE DÉSORDRE :
Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc. et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les tables.
PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L'ANNÉE,
il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une
immense satisfaction personnelle.
RÉDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MINIMUM :
Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d'encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.
ÉCOUTEZ-LE :
Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui
appartienne.
NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD À LA MAISON :
ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.
NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLÈMES :
Ne vous plaignez pas sil est en retard à la maison pour le souper ou même s'il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur, comparé à ce qu'il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise
confortable ou d'aller s'étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l'oreiller et proposez-lui d'enlever ses chaussures. Parlez d'une voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez pas de questions sur ce qu'il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer
et qu'en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.
LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE.
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d'intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits passe-temps vous-même, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant, car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.
À LA FIN DE LA SOIRÉE,
rangez la maison afin quelle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel sil doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.
VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL
afin d'être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.
J'ai choisi cette image parce qu'à première vue, on jurerait qu'elle fait un bras d'honneur et c'est très certainement ce que j'aurais fait si j'avais vécu en 55 ! Gardons les yeux ouverts les filles, rappelons-nous que notre droit de vote est tout jeune, mais pas aussi jeune que le droit à l'ouverture d'un compte bancaire sans l'autorisation de notre père ou époux...Et quand on y réfléchi, ça fout la trouille !
Plusieurs versions de ce texte circulent apparemment sur le net. Dans certaines versions, des chapitres sur le déroulement des relations intimes ont été rajoutés. Franchement, c'est du superflu. L'original en dit bien assez long sur ce qu'était la vie des femmes dans nos sociétés modernes il y a quelques décennies seulement.
Et aucun manuel pour décrire ce qu'EST la vie de bien trop de femmes aujourd'hui encore !
*Les respirations du cul puantes et réitérées soulagent le ventre. Tenez-vous le pour dit les gens !
01 mai 2008
Manifeste des gros branleurs
Le blog de Manu Larcenet a fermé. C'est con, il était très bien ce petit blog. Dedans elle avait lu avec bonheur le manifeste des gros branleurs et elle avait adhéré au concept dans la foulée en placardant le logo et sa charte sur sa bétaillère et dans sa colone de liens. Comme elle ne voulait pas que le lien en question soit laissé pour mort, elle s'est mise en quête de retrouver l'intégralité du texte amenant à la naissance de la Fédération Internationale des Gros Branleurs dont elle est. Avec fierté !
Voilà donc pour vous
LE MANIFESTE DES GROS BRANLEURS
"L’autre jour, pendant une séance de dédicaces, un gamin au demeurant fort sympathique, vient me voir avec un bouquin à signer. Il portait un tee-shirt «Straight-Edge»… Pour les moins au courant d’entre vous, le Straight-Edge est une sorte de mouvement bien implanté dans la musique hardcore qui vise à vivre le plus sainement possible en évitant toute compromission avec le maudit système pourri de merde. A savoir pas de cigarettes, pas de drogues, pas d’alcool, pas de sexe sans sentiments (ah ah !!), pas de bouffe venant des animaux... Bref, un programme de mormon neurasthénique peu funky au-delà du raisonnable.
Pendant que j’obtempère à sa requête (à savoir lui dessiner Bill Baroud en punk… Ils s’interdisent visiblement aussi d’être originaux, les Straight-Edge!), il me branche :
« Pourquoi on trouve tes albums dans les grandes surfaces ? »
« Bin… je sais pas trop… - répondis-je - Pour que les pauvres puissent les lire dans les rayons, peut-être… » ironisai-je, excluant par là, la possibilité d’entamer un débat socioculturel qui, vu mon état de fatigue du moment m’aurait été fatal.
Quelle erreur. J’ai eu droit à tout. De la menace que font planer les grandes entreprises sur les libertés individuelles jusqu’aux droits syndicaux bafoués par les tenants de la grande distribution, en passant par la disparition programmée des commerces de proximité, de l’artisanat, et probablement même, par contrecoup et à longue échéance, la disparition totale de l’Homme sur la planète…
Comprenons-nous bien : je suis assez d’accord avec cette analyse ! Je suis intimement persuadé que le commerce, l’industrie et les politiques les favorisant sont des plaies qui entraînent le Nord à étrangler le Sud. Je suis tout à fait certain que le l’ultra capitalisme va se casser la gueule exactement comme le Communisme, certes pour des raisons différents, mais avec la même violence. Que les différences entre pays riches et pays pauvres sont indécentes, obscènes et intolérable à tout esprit autre que celui d’un présentateur d’M6. Que le cynisme occidental vis-à-vis du reste du Monde sera sans doute fatal et qu’il contribue, en tout cas, à exacerber la colère et la rancœur de ceux qui n’ont rien. Et plus que tout, je tiens pour certain que le racisme c'est mal!
C’est dire si je suis un mec bien!
Malgré cette plateforme commune qui aurait dû, convenons-en, nous faire rester l'un et l'autre sur des banalités de bon aloi, le jeune homme poursuivit ...
« Tu dois montrer l’exemple : tu es connu ! Il faut te servir de cette notoriété ! C’est une responsabilité ! »
Un silence gênant s’ensuivit. Je dois avouer que la moutarde me monta alors au nez.
« Sinon quoi ? » dis-je…
« Bin… Sinon tu n’es pas en accord avec ce que tu dis… »
J’avais envie de lui dire que ce qu’il avait dû lire sur moi à droite à gauche n’étaient que larges fumisteries! Que je ne fais partie que d’un seul mouvement : celui des gros branleurs. Puisqu’on peut me lire dans les journaux, ça signifierait que ce que je dis a de l’importance ? Que je suis un type réfléchi ?! Ah ah ! Parce que j’ai une « notoriété », je devrais servir d’exemple ? Allons, soyons sérieux ! Si je pars du postulat que moi, simple occasionnel des média, je dis plein de conneries à longueurs de temps, que dire donc des gens dont c’est le métier !
Et je parle ici des médias à dessein car ce jeune homme ne me connaît ni d’Eve ni d’Adam ! C’est-à-dire, pour simplifier, qu’un type avec qui je n’ai jamais échangé la moindre parole, avec qui je n’ai jamais été proche, qui ne me connaît que par mes livres (dans lesquels je raconte des histoires !), par ce blog ( qui ne reflète que ce que je veux bien montrer ) et par quelques média, vient me susurrer à l’oreille que je ne suis pas en accord avec moi-même ?! Ah ah !
Je suis faillible, feignant, résigné, incapable d’aligner deux arguments qui se tiennent, inconstant et contradictoire. Je refuse qu’on m’impose, même par ricochet, un quelconque système de valeurs, et j’essaye, dans la mesure du possible, de garder le mien pour moi… Parce que, la morale, hein, c’est un peu comme les slips : ça ne se partage pas, on en a besoin, mais parfois, après de longues journées d’usage, ça pue l’enfer ! Alors la mienne, j’ai l’humilité de la garder pour moi.
Et puis ça aurait servi à quoi de lui faire remarquer que son futal de sport était probablement cousu par des enfants en Malaisie, ou que l’argent qu’il venait de dépenser pour ses albums allait certainement, après de multiples et obscurs détours, s’entasser dans les poches des actionnaires de multinationales meurtrières ?
Il aurait fallu lui expliquer l’horrible résignation qui m’étreint face aux tragédies répétées, qui m’évite me coller une balle dans la bouche quand j’écoute France Info. Il aurait fallu lui faire comprendre qu’il faut être sacrément au point dans sa tête et à sa place dans le monde pour avoir l’arrogance de venir me dire comment faire pour être cohérent avec ce que LUI imagine!!
Il aurait fallu lui expliquer que le Straight-Edge, sous des dehors potentielements séduisants par son extremisme, n’était ni plus ni moins qu’une forme de retour à « l’ordre moral », justement ce qu’ils prétendent combattre… Il aurait fallu lui expliquer l’extraordinaire imposture qui consiste à donner des leçons à son voisin. Parce qu’il n’est pas tout à fait comme on voudrait ou parce qu’on est persuadé qu’il « pense faux »… Quand, comme moi on fait partie des gros branleurs, il est bon, parfois, aux soirs d’exaltation, d’éviter de faire chier le monde en lui expliquant comment vivre, de garder un peu d’humilité.
Il faudrait laisser (sans illusion) aux philosophes, aux intellectuels, aux élites de tout poil, aux Guevara de salon et aux Malcolm X du clavier, le soin d’être intelligents, brillants, grandioses, novateurs… Gardons pour nous, les gros branleurs, les petites choses de la vie qu’ils sont incapables même de distinguer, tout occupés qu’ils sont à théoriser sur l’attitude à avoir impérativement, si on veut être un type bien.
Ce môme a dû penser que je le méprisais… je l’ai vu sur son visage. Il a dû penser que j’étais un traître, un infâme, un pourri, un vendu au grand capital (ce que je suis probablement, par ailleurs et selon ses critères !). Il a dû me maudire, peut-être même avec raison, sait-on jamais ?
En fait, je l’aimais bien. A aucun moment je n’ai ressenti la moindre once de mépris vis-à-vis de lui…
C’est vrai, j’éprouvais une sorte de reconnaissance. Il était concerné par la marche du monde, passionné, enfin bref, il était ce que je n’étais pas ou plutôt que je n’étais plus : un radical. Pas de concession, pas de compromission… Enfin, rien qui ne soit trop voyant ! Parce que, bien sûr, la compromission est inhérente à la promiscuité humaine, mais il ne faut pas trop le dire... Je l’aimais bien quand même, moi, ce type qui essayait de m’apprendre à penser, du haut de son mètre soixante dix de sagesse juvénile… Juste, on n’a pas la même façon de voir la vie ! Et si la mienne est certainement moins « engagée » que la sienne , elle présente tout de même pour moi un avantage considérable : c’est la mienne et elle me va !
Puisque, de toute façon, quand je ne dis rien, je me le reproche, et quand j’ouvre ma gueule, ce sont les autres qui me le reprochent, alors je te propose ami branleur, frère pauvre type, de rejoindre la Fédération Internationale des Gros Branleurs. La charte c’est :
« Ne pète pas plus haut que ton cul et ne fais pas trop chier tes voisins, ils sont peut-être moins cons que toi. »
Sous cette bannière, je suis certain que nous formerons un large mouvement populaire et nous montrerons aux élites que, bon, c’est bien gentil leurs conneries, le consensus stupide autour du radicalisme, la vénération du moralisme psycho rigide, la prédominance de l’éthique à sens unique, le trou du cul tout serré, le politiquement correct, la morale et tout ça...
Mais que bof, en fait, on s’en branle.

PS : ami, si tu veux faire partie de la Fédération Internationale des Gros Branleurs, télécharge le logo ci-dessus et mets-le sur ton site, ton blog, le journal de ta ville, de ton école, à l’arrière de ta bagnole ou de ta sœur, chez ta boulangère, fais le passer à tes amis ou fais-le toi tatouer sur le cul. Et si on te demande « Mais… quel est exactement le concept ? », tu n’as qu’à répondre « On s’en branle ».
M. Larcenet"
28 avril 2008
Boire les pissenlits par les fleurs !
Ha ha, aloooors, cette chose-là se déroule toujours suivant le même scénard :
Premier acte, on retrouve toute une clique de Sotrés cueillant des fleurs de pissenlits par une journée de printemps ensoleillée (le soleil est impératif sur ce coup-là). Ça rigole, ça raconte des fadaises, ça trouve ses mains collantes et dégueus, ça prend du bon temps !
Deuxième acte, on embraye sur la maman Sotré, toute seule dans sa cuisine à se faire chi s'amuser à dépouiller chaque fleur de son calice. Des heures. Un travail de fourmi. On vient l'aider mais ça dure le temps de se rendre compte que cette activité est d'un chiant qui a dû en tuer plus d'un, alors comme c'est plein de vie et que ça a envie que ça dure, ça se barre vite fait (d'autant que le but de tout ce fourbi ne les concerne point encore, les marmots)
Troisième acte, il y a l'infusage des fleurs (1,500 kg environ) dans 4 litres d'eau bouillante. Laisser au repos 24 heures.
Quatrième acte, vient le filtrage de l'infusion. Ensuite, l'ajoutage de 500 gr de raisins secs, 3 oranges et trois citrons non traités, coupés en morceaux et 1,750 kg de sucre en poudre. Macérage de trois semaines avec touillage quotidien de la potion.
(Rajoutage de photos au fur et à mesure ! Merci de votre compréhension)
Cinquième acte, tamisage de la potion et mise en bouteille. Ficelage d'une compresse sur le goulot et patientage d'un mois environ que se fasse la fermentation (la potion devient plus claire)
Sixième acte, filtrage final, suivi du flaconnage définitif mais plus ou moins temporaire avec bouchonnage.
Septième acte, consommage de la potion fraîche en joyeux compagnonage.
Des mauvaises langues diront volontiers que cet élixir est un apéritif de gonzesses parce qu'il ressemble à un vin cuit. Les mauvaises langues y connaissent que dalle.
Nous, on dit que ce nectar vaut largement la peine de se casser le cul pour l'obtenir, parce que le septième acte, halalalalala, on vous dit que ça du septième acte.
La fleur de pissenlit est de saison les Gens, c'est le moment d'aller courir les champs !
En plusssss, en allant par là, vous verrez que le pissenlit réserve de bien belles surprises culinaires !
23 avril 2008
L'Eliott nouveau est arrivé !
Et il est mieux que le Beaujolpif !
On appréhendait un petit peu sa réaction à la pose des lorgnons sur son petit nez. Et tout a été pour le mieux. Il est resté bien sagement assis un peu stupéfait de constater que ce drôle de truc devant ses yeux améliorait considérablement sa perception du monde environnant ! Dire qu'en haut lieu on considère cela comme un luxe puisque c'est si mal remboursé...M'enfin...Toujours est-il que le petit bonhomme se paye le luxe de ne jamais les retirer, de venir trouver un grand quand elles lui sont tombées du nez après une galipette et de descendre de sa chambre boîtier en main afin qu'on lui mette le plus vite possible, c'est dire si il se sent mieux avec ! Un luxe donc !
Prochaine étape : lui apprendre à les camper correctement tout seul parce qu'il essaye mais a tendance à louper ses oreilles et sans les oreilles, ça tient déjà nettement moins bien !
20 avril 2008
Cécité pour tous !
Voilà. Une proposition de loi bien injuste vient de sortir des cerveaux de nos dirigeants. Une de plus. Elle nous vient tout droit des méandres insondables de la Roselyne, brillante (:S) Ministre de l'écologie (proposer de garer sa voiture à l'ombre pour ne pas recourir à la climatisation, c'est brillant, non ?) de 2002 à 2004, aujourd'hui future mémorable ministre de la santé, de la jeunesse et des sports qui se montre, en octobre 2007, dans les tribunes des stades de rugby alors que la majorité des internes en médecine de France sont dans la rue pour manifester pour leur liberté de choix de lieu d'installation. ...Voyez le genre...
Bref.
Cette proposition visant à supprimer la part sécu des remboursements de lunettes arrive pile poil au moment où MÔÔÔÔnsieur le Ouisslà des îles s'est trouvé saisi de l'envie de se faire des fantaisies noeillaires (si, ça se dit d'abord !). Les voilà devant le zyeutiste qui dit "hypermétrope, lunettes". Et on les retrouve devant le rayons lunettes pour enfants choisissant la vitrine derrière laquelle mettre les magnifiques yeux de leur poulbot adoré afin qu'il y voit plus clair dans la vie. C'est mieux d'y voir clair dans la vie, z'en conviendrez les gens hein. 331,94 € la vitrine. Une bagatelle. Pour laquelle la sécu nous ote un pieu du pied en y participant pour la somme vertigineuse de 35,48 €. Une fois la sensation d'étourdissement passée à l'écoute de la part sécu, on cause mutuelle qui elle nous gratifie d'un forfait de 94,11 €. Faites le calcul de ce qui reste à notre charge et dites-nous si cette modique somme de 182,35 € est à la portée de tous, si elle peut-être considérée comme un luxe pour le confort visuel de son enfant...Bien sûr, on pourra argumenter qu'il y a ce que l'on appelle les "montures sécu". Vous avez vu les horreurs proposées ? Ces horreurs, elle en a été affublée toute son enfance et en a terriblement souffert, pas question de faire à son petit gars un truc qui l'a elle-même rendue très malheureuse. Ils payeront donc. Pour l'esthétique mais aussi parce qu'ils le peuvent. Mais combien ne le peuvent pas ? Toujours trop.
5 millions de français, pour des raisons pécuniaires, n'ont pas de mutuelle. Alors on s'interroge...Si ces 5 millions-là ne peuvent payer une mutuelle, comment pourraient-ils payer une paire de lunettes à 300 € ??? Et que font les enfants mal voyants de ces familles ? Ils se fabriquent eux-mêmes leurs lunettes, avec deux culs de bouteilles et du fil de fer ? Qui peut décemment adhérer à ce genre de mesure ?
Bon, entre temps, devant le tollé provoqué par ses déclarations hâtives, la Roselyne a montré qu'elle maîtrisait, à l'instar d'un nombre grandissant de ses collègues et de son petit chef, l'art du démenti.
Lamentable...
Dorénavant, les petits Sotrés regarderont les débats de l'assemblée parce que quand on est môme, on est fan des spectacles de Guignol que l'on ne raterait pour rien au monde !
Misère, misèrrrrrrrrrE !
Heuuuu, promis juré, la prochaine note sera GAIE !
17 avril 2008
Entendement dépassé, deuxième turbine intérieure
En ce vendredi qui avait été parfait jusqu'à la chute de l'avion sans ailes, nous sommes donc arrivés aux urgences avec notre Lo et notre angoisse. On donne les cartes de ceci, de cela et on répond aux questions d'état civil. On voit bien la Madame marquer un temps d'arrêt sur le lieu de naissance. Nul hôpital, nulle maternité en cette ville. Nulle sage-femme pratiquant l'AAD à des départements à la ronde. Facile d'en déduire que la naissance ne fut pas assistée médicalement. Premier point.
Une fois avec l'urgentiste, on explique le déroulement de l'incident et de ses suites. Arrive sur le tapis la difficulté à téter à cause du gonflement important du nez. "Elle téte encore ????", "Oui". Deuxième point.
Près à quitter les lieux, on discute un peu plus légèrement. Je dis que j'ai faim, l'angoisse ça creuse quand c'est passé ! On nous indique qu'il y a un distributeur de sandwiches dans le hall d'entrée. Merci, c'est gentil mais on préfère attendre d'être à la maison pour consommer bio et bon, et puis je suis végétarienne et il y a fort à parier que les casses-dalle proposés contiennent tous de la viande. Troisième point.
La mésaventure de Loan a eu un dénouement heureux. Plus de peur que de mal. Tant mieux ! Mais dans le cas contraire, se serait-on fait passer à la moulinette comme ces parents-là par les médias, le bon peuple moutonnant qui gobe tout ce qu'on lui raconte sans esprit critique, sans grand discernement, sans tenter de faire la part des choses et lance l'anathème avec, parfois, une cruauté sans commune mesure ? Aurait-on été pointés du doigt comme étant des marginaux, des farfelus, des parents illuminés aux délire new age ? Aurait-on été cloués au pilori, mis en examen ou encore déchus de nos droits parentaux pour les aînés...?
Hors de question de débattre sur ce qui s'est passé dans la famille sus-citée, le problème n'est pas là. On sait tous à quel point cela va vite avec les enfants qu'il s'agisse de maladie ou d'accidents domestiques. On sait tous qu'il est parfois difficile d'évaluer avec justesse la gravité du problème (la preuve : nous nous sommes déplacés jusqu'aux urgences pour des clopinettes). Dans ces cas-là, personne n'est à blâmer. La critique est facile, d'autant que même des médecins, des équipes médicales très compétentes font des erreurs de diagnostics par défaut d'observation du patient. L'erreur reste humaine même quand ses conséquences sont dramatiques. Parfois, la vie ne fait pas de cadeau et il faut bien faire avec, aussi difficile que cela puisse être.
Alors voilà, depuis la semaine dernière, on sait que le choix de vivre différement et de l'assumer ne nous donne guère le droit à l'erreur. Et que la situation très courante de l'accident domestique peut tourner en jus de boudin pour la famille qui sort du rang.
Ça craint...
PS : Loan au nez jaune va très bien !

Entrez, la porte est ouverte...




































